mardi 2 janvier 2007

Wal-Mart: The High Cost of Low Price OU Wal-Mart : l’art de se plaindre d’une compagnie abusive

Premier jour de l’année hier, 1er janvier 2007. FA et moi se louons des films, question de profiter d’une soirée relaxe après des fêtes un peu mouvementées.

Un film-reportage sur le géant Wal-Mart. On y parle des pratiques, de la discrimination fréquente et de leur passivité face à tous les grands enjeux. Il est vrai que leurs pratiques sont douteuses. Le fait de demander à un employé de faire des heures supplémentaires, sans que les heures supplémentaires ne soient rémunérées, tient de l’illégalité.

Fait troublant : les gens qui parlent, ou plutôt qui se plaignent dans le film, sont demeurés au sein de l’entreprise un bout de temps tout en endurant ces pratiques. Il n’y a pas de sot métier, mais est-ce qu’on s’entend pour dire que l’employé de plancher d’un Wal-Mart n’est pas exactement une denrée rare et qu’il peut sacrer son camp et se trouver un emploi ailleurs? Tu n’es pas content? On te traite comme un sac à merde? Pauvre « pitou »?! Non, ne charrie pas, tu ne fais pas pitié. Voyons sacrament! Va-t-en!!! Personne n’a appuyé un fusil à la tempe d’aucune de ces personnes afin qu’ils travaillent chez Wal-Mart! Ça m’a frustrée de constater ça. On sait tous qu’on a le choix. Ce pouvoir de décision dans notre vie est quand même évident. Je mange ce dont j’ai envie, je choisis mon shampoing, mes vêtements, mes amis, qui j’appelle, à qui je donne mon adresse courriel et mon emploi : même affaire.

Les villes qui sont maintenant des villages fantômes suite à l’implantation d’un Wal-Mart… tous ceux et celles ayant dû fermer leurs portes de commerce familial, il ne faut pas en vouloir à Wal-Mart, il faut en vouloir à tous les imbéciles qui y vont! Si les gens ne changent pas leurs habitudes et ne vont pas au Wal-Mart, personne n’aurait fermé boutique. Allo calvaire!!!

C’est beaucoup plus facile de blâmer tout sauf soi. C’est la faute à Wal-Mart si ceci ou si cela. À la fin du film, on nous montre des petites communautés qui ont refusé l’implantation d’un Wal-Mart dans leur quartier. Voilà. Sont bien contents.

Personnellement, je ne vais pas au Wal-Mart. Même si c’est moins cher. Je travaille pour avoir le choix de ce que j’achète. Sinon, j’arracherai la moitié de mon cerveau, je me « mettrai sur le BS » et j’irai dépenser mon chèque chez Wal-Mart parce que je fais pitié.