
Je vais écrire beaucoup, je suis «down». Vous êtes avertis…
Je suis bipolaire. Sans vous expliquer en long et en large, je vous invite à consulter le site www.revivre.org qui est très complet si vous désirez comprendre. La dynamique qui m’anime en ce moment est la suivante (tiré du site web précédemment mentionné) :
En phase dépressive, on note régulièrement les réactions suivantes :
-Un sentiment de rejet et de perte face aux personnes aimées et ce, même si celles-ci sont encore près d’elle;
- Une sévérité envers sa propre personne, une conscience très rigide en rapport avec elle, une volonté de se punir pour tout ce qu’elle a fait de mauvais dans le passé. (etc. mais j’inscris celles qui se rapportent à moi en ce moment).
Ce qui m’amène à émettre l’hypothèse que l’auteur-compositeur-interprète Pete Townshend de The Who était possiblement dans une phase dépressive de bipolarité lors de la création de la pièce Behind Blue Eyes.
No one knows what it's like
To be the bad man
To be the sad man
Behind blue eyes
No one knows what it's like
To be hated
To be fated
To telling only lies
But my dreams
They aren't as empty
As my conscience seems to be
I have hours, only lonely
My love is vengeance
That's never free
No one knows what it's like
To feel these feelings
Like I do
And I blame you
To feel these feelings
Like I do
And I blame you
No one bites back as hard
On their anger
None of my pain and woe
Can show through
On their anger
None of my pain and woe
Can show through
No one knows what it's like
To be mistreated
To be defeated
Behind blue eyes
And no one knows how to say that they’re sorry
And don’t worry
I’m not telling lies
No one knows what it's like
To be the bad man
To be the sad man
Behind blue eyes
To be mistreated
To be defeated
Behind blue eyes
And no one knows how to say that they’re sorry
And don’t worry
I’m not telling lies
No one knows what it's like
To be the bad man
To be the sad man
Behind blue eyes
Bien que je sois lucide et que je sois pertinemment au courant que je ne suis pas la personne qui se sente le plus mal de l’univers, demeure que lorsque je frappe le fond (qui n'est pas si creux que par le passé, maintenant que je m’occupe en général bien de moi et que je suis ma médication) je souffre.
La différence entre vous (en assumant que vous faites partie du 17 % des gens «normaux») et moi, c’est que mes émotions sont démesurées. Mes comportements peuvent l’être aussi.
En écoutant cette chanson interprétée par Limp Bizkit dans ma voiture tantôt, je chantais, très mal d'ailleurs et étouffée par les sanglots en réalisant une fois de plus que je m’associe trop bien à la phrase : «Personne ne peut ressentir ces sentiments comme moi».
Contrairement à la chanson, je ne peux même pas blâmer quelqu’un… ça fait beaucoup trop longtemps que je l’ai compris!
Là, je déménage. J’ai cessé de fumer il y a un peu plus de deux semaines. J’ai beaucoup de choses à faire, des facteurs supplémentaires entrent en ligne de compte et bien que tout démarra très bien, je vois de moins en moins les paliers raisonnables et de plus en plus la gargantuesque et impossible à franchir montagne. Je deviens perturbée, je manque de concentration et au lieu de devenir colérique, je pleure de découragement.
En période de manie, jamais cela ne m’arriverait. J’en prends, j’en prends et j’en prends encore!
Ce soir je me sens à bout et seule. Contrairement à la tournure que prennent habituellement mes émotions et la tourmente qu’elles entraînent avec elles dans ces cycles, je ne me sens pas glisser. Ça ne se dégradera pas. Dès mon réveil, je serai mieux.
Voilà ce qui fut une petite tranche de vie.
Can’t rain all the time, but it’s gotta rain sometime!
ZZZZZZZZZZZZzzzzzzzzzzzzz………
