lundi 27 novembre 2006

Ce soir, je suis bipolaire. Behind Blue Eyes


Je vais écrire beaucoup, je suis «down». Vous êtes avertis…


Je suis bipolaire. Sans vous expliquer en long et en large, je vous invite à consulter le site www.revivre.org qui est très complet si vous désirez comprendre. La dynamique qui m’anime en ce moment est la suivante (tiré du site web précédemment mentionné) :

En phase dépressive, on note régulièrement les réactions suivantes :
-Un sentiment de rejet et de perte face aux personnes aimées et ce, même si celles-ci sont encore près d’elle;
- Une sévérité envers sa propre personne, une conscience très rigide en rapport avec elle, une volonté de se punir pour tout ce qu’elle a fait de mauvais dans le passé. (etc. mais j’inscris celles qui se rapportent à moi en ce moment).


Ce qui m’amène à émettre l’hypothèse que l’auteur-compositeur-interprète Pete Townshend de The Who était possiblement dans une phase dépressive de bipolarité lors de la création de la pièce Behind Blue Eyes.

No one knows what it's like
To be the bad man
To be the sad man
Behind blue eyes

No one knows what it's like
To be hated
To be fated
To telling only lies

But my dreams
They aren't as empty
As my conscience seems to be

I have hours, only lonely
My love is vengeance
That's never free


No one knows what it's like
To feel these feelings
Like I do

And I blame you

No one bites back as hard
On their anger
None of my pain and woe
Can show through


No one knows what it's like
To be mistreated
To be defeated
Behind blue eyes

And no one knows how to say that they’re sorry
And don’t worry
I’m not telling lies

No one knows what it's like
To be the bad man
To be the sad man
Behind blue eyes


Bien que je sois lucide et que je sois pertinemment au courant que je ne suis pas la personne qui se sente le plus mal de l’univers, demeure que lorsque je frappe le fond (qui n'est pas si creux que par le passé, maintenant que je m’occupe en général bien de moi et que je suis ma médication) je souffre.

La différence entre vous (en assumant que vous faites partie du 17 % des gens «normaux») et moi, c’est que mes émotions sont démesurées. Mes comportements peuvent l’être aussi.

En écoutant cette chanson interprétée par Limp Bizkit dans ma voiture tantôt, je chantais, très mal d'ailleurs et étouffée par les sanglots en réalisant une fois de plus que je m’associe trop bien à la phrase : «Personne ne peut ressentir ces sentiments comme moi».

Contrairement à la chanson, je ne peux même pas blâmer quelqu’un… ça fait beaucoup trop longtemps que je l’ai compris!

Là, je déménage. J’ai cessé de fumer il y a un peu plus de deux semaines. J’ai beaucoup de choses à faire, des facteurs supplémentaires entrent en ligne de compte et bien que tout démarra très bien, je vois de moins en moins les paliers raisonnables et de plus en plus la gargantuesque et impossible à franchir montagne. Je deviens perturbée, je manque de concentration et au lieu de devenir colérique, je pleure de découragement.

En période de manie, jamais cela ne m’arriverait. J’en prends, j’en prends et j’en prends encore!

Ce soir je me sens à bout et seule. Contrairement à la tournure que prennent habituellement mes émotions et la tourmente qu’elles entraînent avec elles dans ces cycles, je ne me sens pas glisser. Ça ne se dégradera pas. Dès mon réveil, je serai mieux.

Voilà ce qui fut une petite tranche de vie.

Can’t rain all the time, but it’s gotta rain sometime!

ZZZZZZZZZZZZzzzzzzzzzzzzz………

Respectez le français! Soyez professionnel

Je m’insurge facilement. Mon bouc émissaire? Le français. Celui qu’on écorche, celui envers lequel on manque de respect. Langue romane issue du latin, l'une des langues italiques qui forment l'un des douze groupes des langues indo-européennes. Je n’ai pas atteint la perfection, je n’ai pas cette prétention. Pas encore. Ha! Ha!

J’adore le français. J’adore l’écrire, le corriger et même mal le prononcer. Ce qui me fait exploser une veine frontale, ce qui a pour effet sur moi le même que d’autres gens subissent en entendant des faux ongles glisser sataniquement sur un tableau noir : les erreurs. Pas n’importe lesquelles! Davantage celles dans les documents corporatifs de compagnies de renom, sur des sites web d’entreprises qui se disent et pire! se croient professionnelles.

Notez que l’utilisation du masculin n’a de but que d’alléger mes textes.

Soyez assuré, je ne déteste pas les gens qui commettent des erreurs en français. (J’adore mon conjoint!) Me déplaisent ceux qui n’utilisent pas les ressources à leur portée afin de rectifier le tir dans des cas précis. Je n’ai pas la force physique nécessaire à déménager le piano de mon copain? Alors je fais appel à des professionnels qui sont qualifiés et que l’on appelle « déménageurs ». Je ne possède pas les connaissances me permettant de faire des placements financiers parfaitement adaptés à moi? Eh oui, je consulte un planificateur financier. Et je les paie tous pour leurs services!

Bien sûr, les utilisateurs du logiciel Word ont accès à des soulignés dentelés de couleur rouge pour les aviser d’une erreur d’orthographe et de couleur verte pour celle d’origine grammaticale. J’ai souvent surpris mon logiciel à tenter de me faire croire que j’avais commis une erreur. Un ordinateur ne comprend pas le contexte et ne peut ajuster son correcteur en fonction du style d’écriture de tous et chacun.

Éviter les frais reliés aux services de rédacteurs, réviseurs et traducteurs n’est pas une hypothèse qui devrait être retenue. Je vous assure que les erreurs d’orthographe influencent les actes et les choix des consommateurs. Ceux qui les distinguent aussi facilement que moi du moins! Prenons par exemple mon patron. Il pourrait y avoir une erreur à tous les deux mots d’un texte, il ne le réaliserait pas et aucun impact n’en résultera sur ses agissements. Une personne comme moi regarde un menu au restaurant et n’actionne aucun logiciel en se demandant simplement ce qu’elle désire manger. Soudain, sirène de police, une lumière clignote violemment, un sentiment de frustration légère accélère mon pouls et main droite qui s’enfonce instinctivement dans mon sac à main à la recherche d’un crayon : une erreur a bondi dans ma zone sensible et je me prépare maintenant à le faire remarquer à qui m’accompagne sans pouvoir résister à la corriger. La madame est partie dans son discours récurrent. Oui récurrent (définition : se dit de ce qui revient, se reproduit à répétition)! Car les fautes d’orthographe sont partout. Et je les vois toujours!

Je lance un message à tous les responsables de publications quelconques au sein d’une entreprise : les fautes sont un fléau. Des gens qualifiés vous aideront et préviendront les fautes. Cela peut sembler saugrenu pour certains, mais des gens comme moi sont passionnés et adorent corriger des textes! Si vous tentez de me vendre un produit et que la description, les affiches en magasin ou le site web comportent des erreurs, je cherche ailleurs. Si la langue à travers laquelle vous avez choisi de devenir prospère n’est pas assez importante pour y investir un peu, votre entreprise ne mérite pas que j'y débourse un seul sou.

Si vous désirez bénéficier de mes services de rédactrice et/ou de réviseure, je vous invite à visiter mon blog à nouveau d’ici janvier 2007.