Premier jour de l’année hier, 1er janvier 2007. FA et moi se louons des films, question de profiter d’une soirée relaxe après des fêtes un peu mouvementées.Un film-reportage sur le géant Wal-Mart. On y parle des pratiques, de la discrimination fréquente et de leur passivité face à tous les grands enjeux. Il est vrai que leurs pratiques sont douteuses. Le fait de demander à un employé de faire des heures supplémentaires, sans que les heures supplémentaires ne soient rémunérées, tient de l’illégalité.
Fait troublant : les gens qui parlent, ou plutôt qui se plaignent dans le film, sont demeurés au sein de l’entreprise un bout de temps tout en endurant ces pratiques. Il n’y a pas de sot métier, mais est-ce qu’on s’entend pour dire que l’employé de plancher d’un Wal-Mart n’est pas exactement une denrée rare et qu’il peut sacrer son camp et se trouver un emploi ailleurs? Tu n’es pas content? On te traite comme un sac à merde? Pauvre « pitou »?! Non, ne charrie pas, tu ne fais pas pitié. Voyons sacrament! Va-t-en!!! Personne n’a appuyé un fusil à la tempe d’aucune de ces personnes afin qu’ils travaillent chez Wal-Mart! Ça m’a frustrée de constater ça. On sait tous qu’on a le choix. Ce pouvoir de décision dans notre vie est quand même évident. Je mange ce dont j’ai envie, je choisis mon shampoing, mes vêtements, mes amis, qui j’appelle, à qui je donne mon adresse courriel et mon emploi : même affaire.
Les villes qui sont maintenant des villages fantômes suite à l’implantation d’un Wal-Mart… tous ceux et celles ayant dû fermer leurs portes de commerce familial, il ne faut pas en vouloir à Wal-Mart, il faut en vouloir à tous les imbéciles qui y vont! Si les gens ne changent pas leurs habitudes et ne vont pas au Wal-Mart, personne n’aurait fermé boutique. Allo calvaire!!!
C’est beaucoup plus facile de blâmer tout sauf soi. C’est la faute à Wal-Mart si ceci ou si cela. À la fin du film, on nous montre des petites communautés qui ont refusé l’implantation d’un Wal-Mart dans leur quartier. Voilà. Sont bien contents.
Personnellement, je ne vais pas au Wal-Mart. Même si c’est moins cher. Je travaille pour avoir le choix de ce que j’achète. Sinon, j’arracherai la moitié de mon cerveau, je me « mettrai sur le BS » et j’irai dépenser mon chèque chez Wal-Mart parce que je fais pitié.

